Un retour sur la mobilisation historique contre la réforme des retraites
Il y a deux ans, le 19 janvier 2023, 2 millions de salariés se mobilisaient lors de la première journée de manifestations contre la réforme des retraites. Ce mouvement, le plus long et intense de l’histoire sociale récente en France, a rassemblé jusqu’à 3 millions de manifestants sur 14 journées. Malgré cette mobilisation massive, le gouvernement a imposé la réforme sans vote parlementaire, ignorant les appels des organisations syndicales.
Les conséquences d’une réforme imposée
Cette réforme, rejetée par une majorité de Français et exprimée lors des échéances électorales, a aggravé la désespérance sociale et favorisé la montée de l’extrême droite. Les travailleurs et travailleuses demandent aujourd’hui un véritable changement pour répondre aux crises sociale, économique, environnementale et démocratique.
Une demande claire : l’abrogation de la réforme
La CGT appelle à l’abrogation de la réforme des retraites. Parmi les principales revendications :
- La suppression du report de l’âge de départ à 64 ans.
- Le rétablissement des régimes pionniers.
- Une retraite à 60 ans, justifiée par l’urgence sociale.
Déjà, les impacts de la réforme se font sentir : une hausse de 50 % des inscriptions des seniors à Pôle emploi, des carrières interrompues pour les femmes, et des métiers pénibles poussant à l’inactivité dès 50 ans.
Une proposition concrète et réalisable
La CGT propose un blocage immédiat de la réforme et un retour à 62 ans dès juillet 2025. Cette mesure, techniquement et financièrement réalisable, pourrait être financée via des cotisations sur l’intéressement et la participation ou en mobilisant le fonds de réserve des retraites.
Des conditions pour un dialogue transparent
Sophie Binet appelle à une concertation équitable et démocratique, avec des conditions claires :
- Une conférence sociale ouverte : Les discussions doivent être publiques, et non menées dans le secret.
- Une participation équilibrée : Les 8 organisations syndicales doivent être impliquées.
- Un cadrage budgétaire clair : La CGT insiste sur le financement des retraites sans alourdir la charge sur les salariés.
Une réforme marquée par un vice démocratique
Adoptée dans un contexte de passages en force, cette réforme souffre d’un profond déficit démocratique. Sophie Binet exige que toute issue aux discussions soit validée par le parlement ou un référendum.
Le mot d’ordre de la CGT : responsabilité
La CGT rappelle sa responsabilité envers les millions de salariés qui attendent l’abrogation de cette réforme. Fidèle à l’héritage du programme du Conseil national de la Résistance, elle s’engage à pérenniser le système par répartition, garant de solidarité et de stabilité sociale face aux crises.
Conclusion
Alors que la réforme des retraites demeure un enjeu brûlant, la CGT maintient sa position : abrogation, dialogue transparent et retour à un système solidaire.
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